Yeah, right...
vendredi 28 décembre 2007
Première mondiale!
Yeah, right...
Citation du jour...
«On n’est pas pressés d’avoir des élections», dit Mario Dumont
Ça va leur donner le temps d'aller finir leur sixième année du primaire...
Ça va leur donner le temps d'aller finir leur sixième année du primaire...
jeudi 27 décembre 2007
Vivre dans la "Zone"
J'espère que vous avez bien digéré la dinde, la farce et le vin Auberge. Mis à part un moment de stupéfaction en apprenant la mort de Benazir Bhutto ce matin, mon bonheur se poursuit. Je suis, plus ou moins de façon constante depuis hier, dans la "zone". Vous savez, cet état mental qu'on retrouve souvent chez les sportifs de grand niveau et qui correspond, selon Mihaly Csikszentmihalyi, au Flux, sensation de facilité mêlée à un sentiment de confiance suraigüe. On pourrait aussi appeler cela la présence.Comme mon ami Renart le fait ici sur son blogue, je vous propose d'abord trois excellents livres d'où je tiens cette nouvelle approche de la vie. Je poursuivrai sur la question de la "zone" dans un prochain billet, histoire d'expérimenter pendant encore quelques jours et dans différents contextes.
D'abord, un classique:
Krishnamurti, Le livre de la méditation et de la vie.
Krishnamurti, Le livre de la méditation et de la vie.
Pas tout à fait accessible à tous les intellects, mais en même temps, je dirais que ça doit marquer l'inconscient de tous et chacun suffisamment pour opérer une prise de conscience. Sauf que je peux comprendre pourquoi j'ai mis autant de temps (des années) avant de me lancer sérieusement dedans. Thèmes abordés : la souffrance, le désir, l'amour, la mort, à partir d'une perspective que je qualifierais de déconstruction de l'égo et de la prison du mental.
Second bouquin, un autre incontournable des chercheurs de non-sens :
Lao-Tseu, Tao Te King, le livre de la voie et de la vertu.
Lao-Tseu, Tao Te King, le livre de la voie et de la vertu.
Encore une fois, faut avoir envie de se lancer, parce qu'on aborde la question du sens d'une façon si en phase avec la linéarité à laquelle est habitué notre esprit. Ça fucke la tête assez rapidement, mais c'est très court. Comme pour Krishnamurti, la compréhension se fait par infusion. Déposer le livre après l'avoir lu, c'est comme mettre l'eau bouillante sur la poche de thé. Laisser infuser quelques temps et ça devient plus clair.
Surprise de Noël
Ma blonde a laissé traîner (un bien grand mot) le prochain livre dont je vais faire la présentation sur la table de chevet pendant plusieurs semaines. Je dis traîner, mais elle le lisait à petite bouchée (l'ayant déjà lu). Je ne devais pas être dû avant, mais je n'avais aucun intérêt à même lire le résumé derrière, tant la couverture me laissait indifférent. Les choses ont changé, par un pur hasard. Ces temps-ci, je fais pas mes nuits. Je me suis donc retrouvé incapable de me rendormir hier matin après un réveil causé par je ne sais quoi, et c'est là où j'ai fait le saut.
Je me suis dit, et je ne blague pas : "ce livre a tout à fait l'air d'un somnifère, ça ne peut pas nuire."
Une demi-heure plus tard, j'étais comme si je venais de vivre l'illumination.
(roulement de tambour)...
Eckhart Tolle, le pouvoir du moment présent.

L'auteur, un être lumineux qui ressemble un peu à un farfadet sur l'Extasy (je vous le jure), nous fait prendre conscience des bienfaits de mener une lutte sans merci à notre MENTAL. Ce qu'il nous explique, avec, ma foi, un verbe accessible et un concept de "Questions/réponses", c'est un peu comme s'il existait deux êtres en nous. En mes mots, je dirais l'essence, soit ce que vous êtes profondément. Ensuite l'égo, qui serait en sorte la personnalité du corps, existant dans l'espace temps et passant tout ce temps à effectuer des analyses et des calculs pour tout expliquer. L'erreur que nous ferions tous, serait de nous identifier à l'égo, qui lui n'a d'autre intérêt que de préserver l'enveloppe (d'où mon appellation de "personnalité ou identité du corps".
Voici l'exemple tiré du livre pour expliquer en de mots simple comment on peut ressentir ce concept. Dans un moment de profonde dépression, l'auteur se dit :
" "Je ne peux plus vivre avec moi-même". Cette pensée me revenait sans cesse à l'esprit. Puis, soudain, je réalisai à quel point elle était bizarre. "Suis-je un, ou deux? Si je ne réussis pas à vivre avec moi-même, c'est qu'il doit y avoir deux moi : le je et le moi avec qui le je ne peut pas vivre. Peut-être qu'un seul des deux est réel?". Par la suite, Tolle fait ce qu'on pourrait appeler un effondrement de l'égo. Réussissant à faire taire le babillage incessant de l'esprit simplement en portant son attention sur le babillage en soit, il dresse son mental et découvre la béatitude de l'instant présent.
Comme là, en ce moment. J'écris, je suis au chaud, je vis ce moment dans une clarté certaine, et je ne pense à rien, si ce n'est qu'à chaque mot qui "sort" de mes doigts. Je ne me demande pas ce que vous pourriez en penser, ni si l'idée générale du billet portera. Je ne fais qu'écrire et, si je ne pense ni au passé (à partir de la seconde qui vient juste de s'écouler), ni au futur (quel phrase poursuivra celle-ci), je ne peux qu'être heureux. Le ressassage et/ou l'anticipation ne peuvent que générer le malheur, la colère, l'anxiété, etc. , mais en même temps, l'égo existe pour et grâce à l'espace-temps.
Autres extraits forts pertinents :
"Essentiellement, le mental est une machine à survie. Attaque et défense face à ses « congénères », collecte, entreposage et analyse de l'information, voilà ce à quoi le mental excelle, mais il n'est pas du tout créatif. Tous les véritables artistes, qu'ils le sachent ou pas, créent à partir d'un état de vide mental, d'une immobilité intérieure. Puis, c'est le mental qui donne forme à l'impulsion ou à l'intuition créative. Même les plus grands savants ont rapporté que leurs percées créatives s'étaient produites dans des moments de quiétude mentale."
"Si vous voulez vraiment apprendre à connaître votre mental, observez l'émotion, ou mieux encore, ressentez-la dans votre corps, car celui-ci vous donnera toujours l'heure juste. Si, apparemment, il y a un conflit entre les deux, la pensée mentira alors que l'émotion dira la vérité. "
Pour ceux et celles qui seraient intéressés à faire fermer la gueule de cette petite conversation mentale incessante qui nous ramène dans le passé pour appréhender dans l'angoisse l'avenir, vous pouvez trouver un long extrait du bouquin ici.
En ce qui me concerne... bon, j'arrive à la faire taire une minute à la fois. Et à chaque fois, c'est comme une heure de pur bien-être. Imaginez une semaine... une vie. Cela dit, comprenez bien que Tolle ne nous dit pas de devenir itinérants et de passer sa vie à regarder tomber les flocons de neige. Simplement que... essayez de ne pas penser pendant une minute. Zéro, niet, flatline. C'est parfois plus dûr que de passer un lacet dans le chas d'une aiguille à coudre standard. Du moins, ça m'a pris 34 ans, mais là je trippe. Dès lors qu'on pénètre le territoire de la "non-pensée", la lucidité, la clarté, prennent le relais. C'est encore mieux, non?
Pendant que vous méditez là-dessus quelques minutes, je me pousse pour aller ne pas penser à tout ça. Si c'est cette étape là de mon texte qui vous intéresse (le "je me pousse"), je vous recommanderais "Éloge de la fuite", d'Henri Laborit. Héhé.
Et pour être conséquent, je ne me relirai pas.
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mardi 25 décembre 2007
La paix de Noël
Ahhhh, vive la paix de Noël. Il n'y a pas eu de véritable Noël pour moi, dans ma demeure ou ailleurs depuis, quoi, quinze ans ou même plus. Ou plutôt, peut-être que je vis, depuis ces quize années, le parfait bonheur de Noël. Aucun stress, moins de 100$ de dépenses, pas d'ostie de musak de Noël et du plaisir. Comme si ça devait être compliqué.
Parfois, je fais un souper des orphelins de Noël, ces amis qui comme moi n'en n'ont rien à foutre. Alors on parle de tout, sauf de Noël. Bon, oui, quand à un moment donné quelqu'un se rend compte qu'il est minuit, on fait un toast et on reprend là où la conversation s'était arrêtée:
"Je pense pas que Bush va pouvoir attaquer l'Iran, trop d'agences gouvernementales sont contre lui.
-C'est une question de semaines, de mois, j'te dis!
-Non mais tu trouves pas que c'est mal parti? Que le monde voit clair?
-Pentoute! La majorité des Américains est prête à attaquer l'Iran.
-Bon, ben qu'ils s'essaient; on regardera le show, comme d'habitude. Ça risque d'être plus intéressant, à coup de champignons atomiques.
-Ouais mais les vents dominants s'en viennent jusqu'ici. On aurait aussi un hiver nucléaire. -On a juste à checker les patterns de vent et trouver un spot plus sûr. Au pire, on demandera asile au Nunavut.
-Ouain, va falloir que je me mette à aimer le poisson, et le phoque. On aura plus d'oranges à Noël, boouuuh!
-Crétin.
-Encore un peu de Vodka-Fresca?
-Double, s'il te plaît. C'est bon en ciboire le Fresca, moi qui n'aime pas l'amertume du pamplemousse.
-Christ, vous aviez acheté de la bouffe pour les fins pis les fous! Ça a dû être l'enfer d'aller faire cette épicerie là...
-Du tout, dimanche soir, à dix heures et quart, le Provigo était vide. Je connais pas ça, la folie des fêtes. Et j'ai trouvé la meilleure façon d'éviter ça: Rien d'organisé, je m'achète de la bouffe la veille et s'il y a du monde qui ne font rien, on se ramasse quelque part et on se paie une virée entre gens qui s'aiment.
-Oui, mais la magie des enfants?
-Voir des minous capoter devant une canne de thon, c'est un moment de bonheur aussi..."
Bof, à 3 ans, j'ai, pour la première fois, découvert le pot au roses (mes cadeaux et le mensonge de Noël) en ouvrant la porte du garde-robe de la chambre de mes parents. Ce fut la première d'une longue série de Noëls où j'avais accès, moyennant des talents d'agent secret, à mes cadeaux deux-trois semaines avant Noël. Cette année là, j'avais fait un trou dans la boîte de ma future moto "Evil Knievel" et, avec ma petite main, je touchais le jouet, le palpais, m'imaginais tout ce que j'allais pouvoir faire quelques semaines plus tard.
Et le père Noël. Je ne me rappelle pas si je l'avais fait remarquer à la famille, mais je me rappelle bien avoir reconnu mon oncle Jacques sous la fausse barbe. Faut dire qu'il avait une voix facile à reconnaître. Mais j'ai joué le jeu pendant des années avec les multiples émules du Père Noël; l'important était uniquement d'avoir mon ou mes cadeaux. Le bâton et la carotte. Sois sage et cadeaux tu auras.
Aujourd'hui, je regarde la période de l'Avent comme le visiteur d'un zoo. L'homo consumeris est une bête ma foi étrange, voire stupide, mais sa façon de rationaliser sa bêtise est tellement touchante que je ne peux que l'aimer, comme j'aime mes chats. Ils ne comprennent pas grand chose à la raison, mais quand leurs yeux s'illuminent au son d'une canne de thon qu'on ouvre, je me sens comme le père Noël qui voit les petits de l'Homo Consumeris ouvrir leurs cadeaux.
À 0,99$ la canne, mes chats fêtent Noël une fois par semaine, eux. Quant à l'empreinte écologique, de cette grande fête hebdomadaire, je peux gager qu'elle est minîme.

"Et toi, et toi, direz-vous? Tu n'aimes pas ça les cadeaux?"
Eh bien, en tant que cousin de l'Homo consumeris, nous n'avons pas les mêmes moeurs. Si je ne possède pas quelque chose, c'est que je n'en ai pas besoin. Au cours des dernières années, quand ma mère me demandait ce que je voulais pour Noël, ça me prenait six mois à répondre et on était arrivé à ma fête. Elle s'est tannée et m'offre maintenant un certificat cadeau pour m'acheter du linge. Ça fait mon affaire; un certificat cadeau me sert au moment où j'en ai besoin, et du linge, je finis toujours par en avoir besoin. Les employés de chez Simons me font toujours une drôle de gueule quand j'arrive avec un certificat cadeau qui date de 4-5 mois, mais bon, faut y aller quand faut y aller (sic), pas avant.
Sur ce, bonne chance dans vos mille activités dans vos cinquante familles reconstituées à faire en moins de 2 jours. Je m'en vais commencer une nouvelle série télé, bien peinard.
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mercredi 19 décembre 2007
Le bonheur est dans rien...
Ah-ha, ce titre est somme toute confondant et pourrait faire croire à un billet on ne peut plus, disons, ténébreux. Mais non, bien au contraire.
Le bonheur est dans rien, c'est que dans ma recherche de non-sens, j'ai vraiment décroché. Ne cherchant plus de sens, j'ai assisté, à mon grand bonheur, à la disparition, non pas des irritants du monde , mais bien du fait que j'étais irrité par certaines démonstrations spectaculaires et quotidiennes de la bêtise humaine. Dès lors s'est installé un bien-être grandissant. Libérateur.
Mais que faire contre l'injustice si ce n'est que de lutter? Surtout quand vous êtes moi? Euh, je n'en sais trop rien. Et pour l'instant, ce n'est pas trop grave. Je me contente d'être gentil et d'attendre une inspiration qui va me brancher. Ça me va bien vous savez, de ne pas être en tabarn&?%$/. Ça me rajeunit presque (ce qui n'est pas forcément une bonne chose, je vais recommencer à me faire carter). Je sais une chose, par contre, c'est que ma vie, bien que je l'espère profitable à au moins une personne de plus que moi seul, ne sera plus orientée vers la lutte.
J'ai aussi reçu dernièrement, un étrange conseil, quoique relativement logique lorsqu'on y pense. D'essayer d'avoir toujours les deux pieds au sol. Quand je pitonne, quand j'écoute des trucs, quand je discute avec les gens. Groundé, la majeure partie du temps. Ça a un effet, je ne sais pas trop lequel, mais dans mon cas c'est positif.
Voilà. Page blanche, pas d'image, je suis crevé et j'me lève dans plus ou moins quatre heures.
/déconnected
Le bonheur est dans rien, c'est que dans ma recherche de non-sens, j'ai vraiment décroché. Ne cherchant plus de sens, j'ai assisté, à mon grand bonheur, à la disparition, non pas des irritants du monde , mais bien du fait que j'étais irrité par certaines démonstrations spectaculaires et quotidiennes de la bêtise humaine. Dès lors s'est installé un bien-être grandissant. Libérateur.
Mais que faire contre l'injustice si ce n'est que de lutter? Surtout quand vous êtes moi? Euh, je n'en sais trop rien. Et pour l'instant, ce n'est pas trop grave. Je me contente d'être gentil et d'attendre une inspiration qui va me brancher. Ça me va bien vous savez, de ne pas être en tabarn&?%$/. Ça me rajeunit presque (ce qui n'est pas forcément une bonne chose, je vais recommencer à me faire carter). Je sais une chose, par contre, c'est que ma vie, bien que je l'espère profitable à au moins une personne de plus que moi seul, ne sera plus orientée vers la lutte.
J'ai aussi reçu dernièrement, un étrange conseil, quoique relativement logique lorsqu'on y pense. D'essayer d'avoir toujours les deux pieds au sol. Quand je pitonne, quand j'écoute des trucs, quand je discute avec les gens. Groundé, la majeure partie du temps. Ça a un effet, je ne sais pas trop lequel, mais dans mon cas c'est positif.
Voilà. Page blanche, pas d'image, je suis crevé et j'me lève dans plus ou moins quatre heures.
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lundi 26 novembre 2007
La toile

Il est parfois intéressant de regarder de haut la vaste toile que constitue l'existence humaine. D'essayer de percevoir l'enchevêtrement complexe de fils tissés au cours de milliers, voire de millions d'années. Qu'un simple changement d'humeur de la part du plus petit d'entre nous peut avoir des conséquences catastrophiques ou au contraire, totalement merveilleuses.
Qu'en tenant compte des six degrés de séparation entre chaque être humain, mon humeur peut et va influencer celle de gens, qui se la transmettront, du facteur au chauffeur d'autobus en passant par l'animateur de lignes ouvertes. Il y a certainement des personnes insensibles à tout ce brouhaha, mais leur insensibilité ne sera pas sans affecter les gens autour d'elles. D'où l'importance de cultiver la vertu.
Je me suis amusé dernièrement à prendre conscience des réactions que pouvaient susciter les gens chez moi, et de la réaction en chaîne que cela pouvait causer. Quand je sers la boisson aux tables, j'ai droit à une panoplie d'interactions avec les gens. L'impatient grognon, le prétentieux à l'accent parisien, le solitaire au bar en quête d'amour, la légion d'indécis et les tribus, - ceux qui se déplacent en gros groupes, tentant de se faire une place dans les endroits restreints et déjà remplis-, tous me fournissent suffisamment d'éléments pour observer à petite échelle puis me transporter à plus grande échelle et prendre le pouls du monde. Chaque interaction crée le monde. D'abord par l'individu, puis l'interactions des individus en petits, puis en plus gros groupes, jusqu'au groupe planétaire, certains individus ayant plus ou moins d'influence sur un plus ou moins grand nombre d'individus.Mais détrompez-vous. Même le plus petit d'entre nous, je le rappelle, a un potentiel infini d'influence. Le Québec se trouve dans la tourmente "ethnique" pour : 1) une vitre teintée 2)Un sandwich au jambon, 3)20 minutes de piscine 4) Un cours prénatal 5)Une rumeur sur le vote voilé et quelques autres futilités du genre. Ce qui ne veut pas dire que le débat ne devait pas avoir lieu. Simplement que la plus petite niaiserie, si elle trouve la bonne courroie de transmission et s'agglomère avec d'autres petites niaiseries, peut causer quelque chose de gros.
Imaginez vous, pendant quelques minutes, les conséquences possibles de chacun de vos gestes durant une journée. Votre sourire matinal a peut-être contaminé la journée de centaines, même de milliers de personne (par exemple si vous prenez le métro). Idem pour votre mauvaise humeur chronique. Pensez aux implications sociales des parfums horribles et envahissants dans un métro bondé à 8h le matin. Ou aux gestes touchants de beauté. Votre attitude a peut-être eu des répercussions jusque dans une salle de nouvelles, ou une salle de réunion du Ministère de la défense.Je ne sais pas comment conclure ce billet. Je vais aller fumer.
jeudi 22 novembre 2007
Essai expérimental sur la pauvreté (quatrième partie)
Je sais, je sais, ce fut très, mais très long. D'abord, le travail, ensuite une vilaine bronchite, et puis un je ne sais quoi qui m'enlevait toute envie d'écrire (mon prochain billet en parlera plus à fond). Je devais quand même aller jusqu'au bout de cet essai. Il peut encore en sortir quelque chose de bon. Et j'aurai enfin couché l'ensemble de ma pensée sur la question.
Le complexe militaro-industriel de la pauvreté.
image provenant du site Theage.com.au
Photo provenant de www.csn.qc.ca
Les armées de la pauvreté
De l'autre côté, le complexe militaire de la pauvreté : les organismes de défense de droits. Ceux-ci détiennent aussi l'information et veulent la faire rayonner, mais, comme la gauche, à leur façon. Exit les vedettes; ce sont les pauvres eux-même qui doivent se libérer. Exit le glamour, la vérité doit être servie crue. Exit l'idée d'aller rassembler une masse critique de pauvres pour frapper la conscience collective, on se bat au compte-gouttes et toujours en réaction à de nouvelles politiques. On parle son propre langage plutôt que celui de la masse. Et on mène la lutte de la même façon qu'il y a quarante ans, malgré l'accumulation de défaites et de reculs.
Il faut dire que, des deux côtés du complexe militaro-industriel de la pauvreté, il y a des tonnes de gens qui deviendraient pauvres s'il n'y avait plus de pauvreté. Et des tonnes de gens qui digèreraient mal leur souper devant la réalité.
Et les pauvres, eux?
Pendant ce temps, les pauvres vivent littéralement aux portes de l'enfer. 1 an et demi à observer de haut au FCPASQ et 6 mois dans Hochelaga à côtoyer leur quotidien m'ont, tout d'abord donné mes premiers cheveux blancs, puis, fait prendre conscience que la réalité derrière les statistiques, déjà peu reluisantes, aurait pu me rendre fou tant elle était d'une inhumaine intensité.
Chaque jour, nos gouvernements infligent ou laissent subir à nos propres concitoyens des supplices physiques et psychologiques qui font que, si vous tombez à court de ressources financières, vous n'avez que quelques mois avant de commencer à souffrir de troubles mentaux et de maladies dont vous ne connaissiez même pas l'existence. Nos pauvres ne sont pas gras dûrs. Certes, il y en a. Mais je vous garantis sur ma tête que le pourcentage de riches qui usent de stratagèmes pour fourrer l'impôt est pas mal plus élevé que celui des assistés sociaux qui volent le gouvernement. Et Dieu sait que, dans un des deux cas, le faire constitue une situation de vie ou de mort. Et qu'un des deux groupes se pousse avec près du quart (sinon plus) du budget global de l'État Québécois. Pourtant, quand on parle de légiférer, lequel des deux groupes est celui qui écope?
La pauvreté entraîne la maladie. La maladie coûte cher à l'État. Le manque de formation coûte cher aussi. Mais, comme doivent penser certaines personnes, si on laisse les pauvres crever, tôt ou tard ils vont pogner quelque chose qui va nous contaminer. Alors on fait le minimum. Ça engorge le système de santé mais on trouve mille et une autres raisons de dire que le système est malade, de peur de déclencher une hystérie collective contre les pauvres, ou contre les riches eux-même. Quand on a besoin d'argent public, on prétend "serrer la vis", ça rassure le public mais ça tue des gens.
Nombre d'entre vous allez sûrement donner du temps, de l'argent ou des denrées pour les paniers de Noël ou le Club des petits déjeûners lors des prochaines semaines. Peut-être le faites vous régulièrement. Je ne vous dis pas de ne pas le faire, comme j'aurais pu il y a quelques années. Simplement que vous sachiez ceci : quand vous le faites, l'État se retire un peu plus de l'assistance immédiate aux pauvres. Certes, il y aura soulagement immédiat de la faim, de la solitude, mais l'année qui suit va être plus rude. Alors à qui la charité fait le plus de bien?
En terminant, amusez-vous:
Le complexe militaro-industriel de la pauvreté.
L'industrie de la pauvreté
La pauvreté est le terrain de bataille du complexe militaro industriel de la pauvreté. D'un côté, l'industrie de la pauvreté, c'est à dire les organismes charitables et leurs bailleurs de fonds, c'est à dire beaucoup de monde et surtout d'entreprises. Leur but, donner bonne conscience tout en occultant toute réelle possibilité d'éliminer ce qui leur est nécessaire, c'est à dire une masse de pauvres (environ 15% d'une population donnée) pour appliquer une pression continue à la baisse sur les salaires et les conditions de travail. L'industrie de la pauvreté, comme l'industrie "at large", dispose de beaucoup de moyens et de beaucoup de visibilité médiatique. Elle persiste à faire croire à la masse que les pauvres le sont par choix, sans égard aux principes physiologiques dont j'ai fait état dans mes billets précédents.
La pauvreté est le terrain de bataille du complexe militaro industriel de la pauvreté. D'un côté, l'industrie de la pauvreté, c'est à dire les organismes charitables et leurs bailleurs de fonds, c'est à dire beaucoup de monde et surtout d'entreprises. Leur but, donner bonne conscience tout en occultant toute réelle possibilité d'éliminer ce qui leur est nécessaire, c'est à dire une masse de pauvres (environ 15% d'une population donnée) pour appliquer une pression continue à la baisse sur les salaires et les conditions de travail. L'industrie de la pauvreté, comme l'industrie "at large", dispose de beaucoup de moyens et de beaucoup de visibilité médiatique. Elle persiste à faire croire à la masse que les pauvres le sont par choix, sans égard aux principes physiologiques dont j'ai fait état dans mes billets précédents.
Les armées de la pauvreté
De l'autre côté, le complexe militaire de la pauvreté : les organismes de défense de droits. Ceux-ci détiennent aussi l'information et veulent la faire rayonner, mais, comme la gauche, à leur façon. Exit les vedettes; ce sont les pauvres eux-même qui doivent se libérer. Exit le glamour, la vérité doit être servie crue. Exit l'idée d'aller rassembler une masse critique de pauvres pour frapper la conscience collective, on se bat au compte-gouttes et toujours en réaction à de nouvelles politiques. On parle son propre langage plutôt que celui de la masse. Et on mène la lutte de la même façon qu'il y a quarante ans, malgré l'accumulation de défaites et de reculs.
Il faut dire que, des deux côtés du complexe militaro-industriel de la pauvreté, il y a des tonnes de gens qui deviendraient pauvres s'il n'y avait plus de pauvreté. Et des tonnes de gens qui digèreraient mal leur souper devant la réalité.
Et les pauvres, eux?
Pendant ce temps, les pauvres vivent littéralement aux portes de l'enfer. 1 an et demi à observer de haut au FCPASQ et 6 mois dans Hochelaga à côtoyer leur quotidien m'ont, tout d'abord donné mes premiers cheveux blancs, puis, fait prendre conscience que la réalité derrière les statistiques, déjà peu reluisantes, aurait pu me rendre fou tant elle était d'une inhumaine intensité.
Chaque jour, nos gouvernements infligent ou laissent subir à nos propres concitoyens des supplices physiques et psychologiques qui font que, si vous tombez à court de ressources financières, vous n'avez que quelques mois avant de commencer à souffrir de troubles mentaux et de maladies dont vous ne connaissiez même pas l'existence. Nos pauvres ne sont pas gras dûrs. Certes, il y en a. Mais je vous garantis sur ma tête que le pourcentage de riches qui usent de stratagèmes pour fourrer l'impôt est pas mal plus élevé que celui des assistés sociaux qui volent le gouvernement. Et Dieu sait que, dans un des deux cas, le faire constitue une situation de vie ou de mort. Et qu'un des deux groupes se pousse avec près du quart (sinon plus) du budget global de l'État Québécois. Pourtant, quand on parle de légiférer, lequel des deux groupes est celui qui écope?
La pauvreté entraîne la maladie. La maladie coûte cher à l'État. Le manque de formation coûte cher aussi. Mais, comme doivent penser certaines personnes, si on laisse les pauvres crever, tôt ou tard ils vont pogner quelque chose qui va nous contaminer. Alors on fait le minimum. Ça engorge le système de santé mais on trouve mille et une autres raisons de dire que le système est malade, de peur de déclencher une hystérie collective contre les pauvres, ou contre les riches eux-même. Quand on a besoin d'argent public, on prétend "serrer la vis", ça rassure le public mais ça tue des gens.
Nombre d'entre vous allez sûrement donner du temps, de l'argent ou des denrées pour les paniers de Noël ou le Club des petits déjeûners lors des prochaines semaines. Peut-être le faites vous régulièrement. Je ne vous dis pas de ne pas le faire, comme j'aurais pu il y a quelques années. Simplement que vous sachiez ceci : quand vous le faites, l'État se retire un peu plus de l'assistance immédiate aux pauvres. Certes, il y aura soulagement immédiat de la faim, de la solitude, mais l'année qui suit va être plus rude. Alors à qui la charité fait le plus de bien?
En terminant, amusez-vous:
JE TOMBE SU'L BS!
basé sur un jeu créé par le Collectif pour un Québec sans pauvreté
basé sur un jeu créé par le Collectif pour un Québec sans pauvreté
Vous tombez sur le BS, là, comme ça, dans la situation dans laquelle vous êtes. On vous donne 550$ le premier du mois et vous avez le droit de gagner 200$ dans votre mois. Il n'y a plus de job dans votre domaine et votre garde manger est vide (je vous laisse les condiments), pas de marge ou carte de crédit. Vous êtes un vrai pauvre.
Postez moi un commentaire dans lequel vous me donnez, grosso-modo, votre budget quotidien sur le modèle suivant.
1er : 400$ loyer, 75$ hydro, 30$ épicerie (505$), reste 50$
2: 25$ téléphone, reste 25$
et ainsi de suite.
Voyez combien de jours, avec vos obligations actuelles, vous pourriez survivre.
La suite, éventuellement...
Postez moi un commentaire dans lequel vous me donnez, grosso-modo, votre budget quotidien sur le modèle suivant.
1er : 400$ loyer, 75$ hydro, 30$ épicerie (505$), reste 50$
2: 25$ téléphone, reste 25$
et ainsi de suite.
Voyez combien de jours, avec vos obligations actuelles, vous pourriez survivre.
La suite, éventuellement...
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