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mardi 23 octobre 2007

Quoi qu'on pense du gars...


On a beau pas aimer le bonhomme,
on a beau pas vouloir qu'il demeure dans notre beau pays,
je trouve profondément inhumain de séparer un couple de cette façon alors que leur bébé est sur le point de naître.

Surtout après ce que je viens de lire ici.

C'est un parfait exemple de comment semer les graines de la haine. Aux responsables de l'immigration, je souhaite un superbe karma. Ne serait-ce que pour le bébé...

mercredi 3 octobre 2007

Any Dumb Quebecer?

Je vais sûrement me faire des ennemis aujourd'hui. Peut-on être poursuivi en diffamation pour avoir traité un pseudonyme de totale cruche? Peu m'importe. J'apprends à l'instant que Elodie Gagnon Martin, la fameuse blogueuse adéquiste (ou fameux blogueur, on ne sait toujours pas...), tente de bullshiter tout le monde avec une histoire de mot de passe perdu et de vol de blogue.

Elle refuse toujours les demandes d'entrevues de journalistes, pourtant, demandant à pouvoir bloguer en paix. Tout ce qu'ils demandent, c'est de pouvoir démontrer qu'elle existe.

Bloguer en paix. Disons plus "diffamer" en paix. Pathétique petite fille! Si c'était un journal intime qu'elle voulait, ils en vendent à 10$ avec une serrure dans toutes les papeteries. Booooouh, mauvais, remboursement! Et, pour quiconque ayant l'intelligence d'un cloporte, un blog dit d'affaires publiques n'est pas un journal intime, surtout quand on est soupçonné d'être quelqu'un sur le payroll de l'Assemblée Nationale! Pfff.

D'autre part, le jeune député Diamond s'est fait coincer en train de "manipuler" le plancher lors du conseil ou congrès de l'ADQ, à savoir qu'une petite organisation sous sa direction s'amusait à bloquer les propositions un peu trop "vertes" à son goût des membres de son parti.

Pourquoi ai-je donc l'impression que l'ADQ veut maintenant dire "Any Dumb Quebecer"?

J'ai trouvé un slogan pour leur prochaine campagne électorale en anglais!

"Any Dumb Quebecer can work for us, Any Dumb Quebecer can vote for us!"

Je vous l'avais peut-être jamais dit, j'ai déjà été membre de l'ADQ avant l'invasion des connards. Ben, y en avait déjà au moins un, mais la raison pour laquelle j'ai quitté c'est quand on m'a fait savoir que le "programme" était sans importance, qu'on devait raconter n'importe quoi pour faire voter les gens pour nous. J'ai senti que la suite ne volerait pas très haut. Et c'est pas un vote de contestation de 1ere année B à la dernière élection qui va me faire changer d'idée.

Ce qui me désole le plus, c'est la minimisation de l'importance d'un tel dossier par les trois autres partis politiques. C'est ça la game. On laisse aller des trucs du genre parce qu'on aimerait bien essayer nous aussi sans se faire coincer? Se rapprocher de la population, c'est aussi mettre ses culottes contre les autres partis quand ils dérapent.

Parlant de mettre ses culottes, petit mot sur la "lionne" de Bourget qui nous a fait un vrai show "Disney on Ice" à Tout le monde en parle, dimanche dernier. Une vraie patineuse de fantaisie, l'égo gros comme le bras. Rien de plus pathétique que quelqu'un qui, devant un questionnement sur son égo, tente de détourner l'attention vers l'égo de l'interviewer. Du beau six ans X pour la "musaraigne" de Bourget (Si elle avait rugi un peu plus, le PLQ n'aurait pas fait 4 ans au pouvoir à plus de 60% d'insatisfaction voyons). "Musaraigne" aussi parce que, semble-t'il, le pouvoir lui importait plus que l'exercice du pouvoir, et pour ça, faut vraiment être petit, mais petit... C'est mon opinion, et je la partage à 100%.

Je n'oublierai jamais ce que la "musaraigne" a fait aux pauvres, en donnant congé à ses députés le soir de l'adoption de la dernière réforme d'aide sociale, en 2005. Près d'un cinquième de la population québécoise, ce soir là, aurait aimé voir le PQ défendre ses intérêts jusqu'au bout. Surtout que Bourget, c'est pas Westmount...

Bon débarras.

Aussi, félicitations aux gens de Saguenay qui ont fait la fête à leur Maire intégriste. Un autre Chrétien qui n'a rien compris de sa propre religion et qu'on laisse décoller dans un délire messianique malsain pour la démocratie.

Et petit mot à propos de M. André Caillé, ancien président d'Hydro Québec et fervent défenseur de l'Auto-extortion (Hydro Québec doit nous soutirer toujours plus de notre argent, comme si un propriétaire de dépanneur payait son propre pain 1$ de plus que ses clients). À mon avis, c'est peut-être bien malheureux, mais M. Caillé est un des hommes les moins aimables du Québec qui, aveuglé par son désir irascible de pouvoir, n'a pas compris que, pour être élu (à part dans les forteresses Libérales, bien sûr, et encore), faut être apprécié par la population. Autre que sa famille, bien sûr.

Tiens, pendant que j'y suis, parlant de famille, d'appréciation, et d'aveuglement, petit mot aussi sur la conseillère Line Hamel qui refuse de démissionner du Conseil d'urbanisme de son arrondissement, après qu'on ait formellement accusé son père d'extorsion et fraude d'un promoteur immobilier. Conseil d'urbanisme, promoteur immobilier, accusation, papa à toi,: la madame arrive pas à comprendre l'apparence de conflit d'intérêt. Voudriez-vous confier une quelconque décision publique à cette personne?

Comme diraient System of a down :

"We're cool, in denial, we're the cool regulators smoking Cigaro cigaro cigar..."

En tout cas, comme manque de jugeotte (ou aveuglement, ou capacité de prendre les citoyens pour des crétins), c'est inquiétant. À croire que le pouvoir ne corrompt pas, mais qu'il vous dévore le cortex. Votre tête devient alors toute prête pour y mettre de l'eau, ou du lait.



P.S. : Aux Adéquistes qui voudraient me spammer d'insultes imbéciles, fatiguez pas vos doigts, je vous le dis tout de suite, je ne publie pas de merde. Anyways, à vous lire, je pourrais simplement dire : je ne publie que des textes en Français.

dimanche 19 août 2007

Le lobby des morts





























J'ai la berlue. Le corporatisme vient d'accoucher (du moins c'est la première fois où j'entends parler d'un tel truc) de son dernier lobby: L'Association pour la défense des droits des défunts et leur famille du Cimetière Notre Dame des neiges.

QUOI?!? Qu'est-ce que c'est que cette merde? C'est quoi cet australopithéquisme douteux? On a de la misère à respecter les droits des vivants, et il faudrait en plus qu'on accorde des droits aux MORTS?!?!

C'est sûr que si c'était l'association des familles de défunts seulement, on rirait d'eux comme c'est pas possible. Nous sommes tous des familles de défunts. L'humanité entière a des morts dans sa famille.

Que l'on soit Chrétien ou Athée, les morts ne semblent pas souffir de ce qui se passe ici. Le gazon pousse tout croche? Et puis, le lock-out ne durera pas 5 ans. Vous êtes insatisfaits du Cimetière? Louez une pelle mécanique et déménagez la motte de terre. Mais cessez le drame humain; on parle ici de morts. Peu importe le respect qu'on puisse avoir envers nos ancêtres, il n'existe pas de Conseil des services essentiels... pour les défunts. Et c'est bien comme ça. Les morts Chrétiens sont soit au Ciel, au Purgatoire ou au Paradis, les morts athées sont sombrés dans l'oubli éternel. Partout, sauf dans le sol du Cimetière. Sinon, j'ai des petites nouvelles pour les familles de défunts. Il paraît qu'il y a de la vermine dans le sol du Cimetière, et que vos aieuls se font manger petit à petit dès le moment ou la terre recouvre leur tombe. Avez-vous déjà vu quelqu'un mettre des boule à mites dans un cercueil pour autant? Non.

Une chose est sûre, c'est que les morts, eux, se contrefichent des caprices de leur descendance un peu trop zélée. Encore plus de la mauvaise herbe qui pousse sur leur tombe. Sinon, on ne compterait plus les histoires de revenants depuis le début du Lock Out. Le cimetière NDN est même tellement gros qu'on aurait besoin d'une armée de Ghostbusters pour éviter le pire.

Vous voulez savoir ce qu'il faudrait faire lorsque les droits des morts sont menacés? Eh bien, demandons leur avis. Et s'il ne répondent rien, alors comme on dit à l'Assemblée Nationale, il y a consentement. Si par contre il y a des personnes qui capotent trop sur leur gazon (même quand il n'y a pas de morts dessous), à défaut de se faire soigner pour obsession-compulsion, j'utiliserai, dans le même ton que Céline Dion lorsqu'elle s'est attaquée à Georges Bush lors de l'ouragan Katrina :

"TAKE A WEED EATER!" (sur l'air de "take a Kayak")


Pendant ce temps, il y en a qui critiquent les vivants qui revendiquent -maladroitement, peut-être mais tout de même- leurs droits.

Drôle de monde, vous ne trouvez pas?

Pensée du jour.

Si on avait vraiment voulu aider à la reconstruction de l'Afghanistan et faire la guerre au terrorisme, c'est aux États Unis que notre armée aurait dû intervenir...

samedi 18 août 2007

Réponse à Pierre Légaré sur l'altermondialisme!


Très cher Pierre,

après avoir lu ton épître aux Altermondialistes, ce matin, je trouvais la forme très agréable à lire, mais j'ai eu comme un moment de déception. Surtout de voir que ça allait faire des vagues dans notre petit monde. Déjà, Pat Lagacé s'en emparait, histoire de faire du pouce lui aussi sur les déboires du petit monde militant.

Je l'ai relu, puis relu, puis j'ai arrêté, parce que j'étais trop déçu. Déçu de voir que Légaré, celui à qui on penserait ne pas pouvoir en passer une, s'est laissé embarquer comme un pee-wee dans ce que Falardeau appellerait la "marde" médiatique. J'en suis sidéré. Bon, pas tant que ça, comment pouvais-tu savoir? Le monde "militant" est peut-être dans le champ sur la forme, mais dans le fond, pour le peu de gens qui se lèvent le derrière pour dire non à l'inacceptable, ils ne méritaient pas ça. Pas à cause des "casseurs", qui composent une infîme partie des manifestants. Les humoristes ne sont pas tous vulgaires à cause de Mike Ward.

Dans toutes ces organisations, pour être vus des médias, qui cherchent l'événement choc, avec la phrase qui tue, bref ce genre de chose, il semblerait que seuls ceux qui donnent dans la violence et le brassage de clôture ont droit à leur 30 secondes de gloire. J'ai connu plein de jeunes à lunettes que tu sors d'un bar juste en leur montrant la porte qui sont allés au sommet de Québec. Est-ce à eux qu'on a accordé 75% des topos? Non.

Penses tu vraiment que, à part un soir de brosse où les Canadiens gagnent la coupe Stanley, que des milliers de jeunes partent manifester contre une importante perte de la souveraineté politique, économique et militaire de notre pays avec l'intention de tout péter et de perdre la face devant ceux qu'ils veulent convaincre? Gandhi n'aurait même pas droit à 30 secondes aux nouvelles aujourd'hui. Combien de Québécois ont le temps d'aller marcher des jours durant jusqu'à la mer. C'est ta génération, dans les années 60-70, qui l'a fait. La nôtre s'est fait dire par la suite que ça ne servait à rien.

Il n'y a plus de place à la une pour des Luther King ou Gandhi; dans le temps c'était eux qui passaient aux nouvelles, aujourd'hui, on les insère entre deux topos sur nos stars du sport et de la cul-ture. Ils ne sont pas "pop". Qui, de ma génération, d'après toi, a envie de mourir en vain pour s'être fait aller la yeule un peu trop fort sur un sujet délicat pour l'élite? Les cas Lennon, Gandhi et Luther King ont refroidi les ardeurs révolutionnaires de ta génération, dont nous sommes issus, je te ferais remarquer. Ah, pour être contre la violence, ça on l'est, du moins, celle de ceux d'entre nous qui s'insurgent au point de répliquer, j'insiste sur ce mot, répliquer à la violence qu'on fait subir à nos pauvres, et aux autres pauvres, ou noirs, ou femmes, du monde entier. Moi, je peux être en tabarn... et m'en tenir à ça. Pour les autres, je n'ai qu'à regarder l'état du monde pour croire que la violence n'est pas quelque chose qu'on peut contrôler à sa guise, surtout lorsque celui en face est prêt, lui, à te sauter à la gorge.



Soit dit en passant, cher Pierre, 30 ans après Luther King on a pu constater lors de l'ouragan Katrina, à la Nouvelle Orléans, que le sort des noirs avait énormément changé aux États-Unis depuis les années 60. Aux chaînes on a substitué les barreaux, la chaise électrique (non pas un fauteuil El ran), les drogues dures, la pauvreté érigée en projet de vie. L'Inde quant à elle est actuellement le dépotoir de nos besoins inutiles et de nos déchets "multimédia", on y transfère aussi nos jobs parce que les indiens, ils sont tellement gras durs qu'ils sont prêts à faire les même jobs que nous à 0,01% du prix.


Bottom line, tes deux exemples, ont été bien beaux à voir, mais après trente ans, je cherche leur plus value, s'ils ne sont même pas en mesure d'inspirer une "star" à prendre son micro pour réveiller le "monde". Al Gore semble l'avoir compris, même si c'est un peu too much, mais, je m'explique toujours très mal comment toi, tu as pu tomber dans le plus vieux piège des crosseurs : la réalité sur l'importance des manifestants violents dans le traitement médiatique.

Pendant presque deux ans, j'ai été porte parole d'un groupe de défense de droits. Moi qui hais les manifs pour mourir, j'ai participé à une et à l'autre pour,comme on dit, donner la chance au coureur. Quand il y a des gros évènements, tout le monde capote parce qu'on sait qu' "ILS" vont venir. "ILS", c'est les petits groupes de fouteurs de merde qui viennent tout le temps et volent une grosse partie du temps d'antenne et que la merde nous retombe dessus. Au point où dans certaines organisations, on fait fouiller les plus destroy pour voir s'ils ne sont pas de la police. Parce que, entre nous, qui prendrait des semaines, voire des mois, à rassembler des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes, pour ensuite passer pour des caves dans les médias?

D'autre part, des idées, des projets, une vision, tout ça existe. Il suffit de demander à ceux qui en font une job, dans les ONG et autres groupes de gens de la base. Penses tu vraiment que les éditorialistes de médias dont les patrons sont à l'intérieur, à Montebello, à planifier NOTRE avenir, que ces éditorialistes ont envie/le droit de parler de "l'autre" vision? Come on, eux non plus ils n'aiment pas se tirer dans le pied. Ça a sûrement un petit lien avec leur succès, j'imagine. Il est vrai que tout le monde a son petit secteur à défendre. Mais c'est normal, puisqu'il n'y a pas beaucoup de leaders rassembleurs. Steven Guilbeault est un de ceux-là. En accédant à une certaine notoriété, il a gagné du temps d'antenne et sa cause monte dans les palmarès. Les autres, soit ils font face à l'anti "culte de la personne" au sein du groupe, soit ils ne l'ont tout simplement pas. Ils se refusent à comprendre que le contenant passe avant le contenu.

Ceci dit, je suis tout à fait d'accord avec toi sur la mondialisation. Seulement, si ce n'est fait, je t'inviterais à lire deux bouquins, soit "Comment les riches détruisent la planète", de Hervé Kempf ,et "La civilisation inconsciente", de John Ralston Saul. Dedans, tu comprendras la bonne vieille théorie de l'Aîné de la famille. Quand 200 000 personnes sont allés manifester au centre-ville de Montréal contre la guerre, ou 10 000 contre la vente du Mont Orford, ou dans le temps du bordel au Liban, étrangement, nulle trace de ces petits groupes extrémistes dans les médias, ou presque (à part ce cher Julien Poulin qui servit de pâture aux chercheurs d'extrémistes pour une niaiserie).

Pourquoi? Les vedettes mon Pierre, les vedettes. Quand t'as un paquet de vedettes à l'avant d'une manifestation, les médias n'ont que faire de dix anarchistes qui pissent par terre. Alors ces derniers ne viennent pas, ou du moins on en entend pas parler. Dans le livre de Kempf, il est fait mention d'un auteur, Thorstein Veblen, qui dans son livre "Théorie de la classe de loisir", explique que, de façon tout à fait instinctive, l'humain tente de copier celui juste au-dessus de lui dans la hiérarchie sociale.Dans le cas qui nous concerne, c'est à dire, toi.

En tant que "vedette" du "monde", ton positionnement d'aujourd'hui vient de réconforter des milliers, peut-être des centaines de milliers de gens-puisque Pat Lagacé et d'autres vont reprendre tes termes-, dans l'idée que Manifester un mécontentement social est tout à fait inutile, puisque vous serez associés à 50 personnes sur 100 000 qui ont brassé des clôtures. Voilà, on devrait ne rien faire et se laisser entuber parce que 0,1% d'entre nous le prennent vraiment trop mal et qu'à chaque fois qu'on manifeste, ils prennent le mors au dent.

Tu remarqueras que moi non plus je n'y suis pas, à Montebello. Pour exactement ce que je viens d'énumérer. Si toi et ta gang de chums de gens connus, même juste toi, aviez pris la cause en main et aviez invité la population à faire le voyage, j'y serais allé. Un, parce qu'on aurait eu la paix. Deux, parce que personne demain matin n'ignorerait les enjeux de cette rencontre. Ça a l'air niaiseux? Tu réalises pas (ou peut-être trop) le pouvoir qu'une seule personne comme toi peut avoir. Regarde Dieudonné. Pour un gag, la France a remué d'un bout à l'autre, frappé par ses bibittes. Le "qui m'aime me suive" n'a jamais été aussi vrai depuis la fusion du peuple avec la télé. Si Corneille avait gagné son Félix en 1994, les militaires de Val Cartier seraient probablement partis d'eux-même au Rwanda avant qu'il ne soit trop tard.

Donner l'exemple. Les modèles, les stars, les vedettes, que vous le vouliez ou non, vous donnez l'exemple. Si vous embarquez dans un truc, les gens vont suivre. Prends l'exemple de Dan Bigras, de Luc Picard, de Roy Dupuis, même de toi-même, car je suis sûr qu'il y a bien un organisme qui t'as charmé. Si vous vous lancez en politique, ils vont voter pour vous. Arrêtez de critiquer ceux qui font ce qu'ils peuvent à défaut d'avoir des gros noms en avant de la manif. Pour que le monde change, c'est à ceux qui ont le plus de temps de Kodak de faire le move. Qu'importe que vous connaissiez pas le sujet de fond en comble, les militants ne manquent jamais d'information à vous fournir. Tu demanderas à Vincent Gratton, j'avais entendu son opini0n à propos de la guignolée et je lui ai offert de la documentation volontiers. Vous faites ça à longueur d'année, apprendre des textes. Des heures de texte, même, quand on est un humoriste. Suffit de trouver avec quoi on est d'accord ou non, et basta, on est en bagnole.

Tu vois, si tu y avais été, ce soir, on ne verrait pas que des bordélisateurs, mais bien ta face dans les médias pour dénoncer ce qui se passe de l'autre côté de la clôture. Les gens t'écoutent, cher Pierre, plus que tu ne pourrais le croire. En tout cas, les notaires le savent, eux. On va peut-être quand même te voir, mais pour continuer sur ta lancée de ce matin et poursuivre (involontairement, ça s'est sûr) la démobilisation des mouvements de protestation. Et ceux qui sont à l'intérieur, de l'autre côté de la clotûre, n'en reviendront pas de la facilité avec laquelle on entube des millions, voire des milliards de personnes.

jeudi 19 juillet 2007

Traumatisme























Ma réalité est légèrement ébranlée ce matin.

Un pote m'appelle et me suggère de regarder ce documentaire.

Je vous le dis tout de suite, passez les 3-4 premières minutes, il n'y a que de la musique et c'est plaaaaate. Après, attachez-vos ceintures. Bien sûr, c'est en anglais, et ça dure deux heures. Sauf que ça met dans un drôle de buzz.

lundi 16 juillet 2007

L'institut Fraser arrive en ville

Eh oui! Devant les échecs répétés de son club-école, l'Institut économique de Montréal, à faire virer les Québecois à droite, l'Institut Fraser n'a eu d'autre choix que de venir faire la job lui-même.

Ni Nathalie Elgrably, ni les autres jolies demoiselles recrutées par l'IEDM.org n'ont réussi à faire pencher les Québécois vers la lucidité version 19è siècle et les investisseurs attendent toujours pour mettre leurs pattes sur ce que nous sommes potentiellement : une clientèle captive aux multiples besoins essentiels. Quoi de mieux que de mettre la main sur une entreprise ayant 7,6 millions de clients qui ont absolument besoin d'un service? Quoi de plus paresseux aussi?

Bref, devant l'échec d'une campagne de propagande aux vastes moyens (l'IEDM est un organisme de charité exclu de devoir rendre publique la liste de ses contributeurs), l'institut Fraser arrive en renfort.

Or, coup de génie (hum), c'est qu'on retrouvera Tasha Kheiriddin, rédactrice, conférencière et commentatrice sur les questions de politique publique à la tête de l'Institut. Regardez la photo; Eh oui! Madame Kheiriddin est l’ancienne vice-présidente de l’Institut économique de Montréal!

Je ne sais pas ce qui ne va pas avec la droite, mais elle me surprend par son manque de jugement. Si l'Institut Économique fait la job, alors pourquoi un deuxième think tank de droite de la même famile au Québec? Si, par contre l'IEDM ne fait pas la job, alors pourquoi mettre à la tête de l'Institut Fraser l'ancienne VP de l'IEDM?

À moins que ce ne soit pour prendre encore plus de place dans l'information. Encore une fois, on manque de jugement. Les gens de l'institut Fraser n'ont pas subi le calvaire du couple Tim Horton, ils n'ont pas à subir le couple de Castors, ils ne voient pas la face de Raoul pis la belle Cecile sur toutes les tablettes. Ils ne connaissent donc rien à l'effet de saturation. Plus ils vont nous bourrer, plus on va croire le contraire juste pour être débarassé.

Je ne crois pas qu'une fille comme Nathalie Elgrably ne soit rentable pour la droite. On dirait une petite fille qui vient d'avoir 100% à son examen d'économie Familiale du 20è siecle et qui se dit Économiste. Je m'attendais, d'après les photos du journal de Montréal, à voir une femme mûre, assurée dans sa bullshit; quelle ne fut pas ma surprise de découvrir une frêle fille qu'on croirait devoir protéger d'un courant d'air. Et quand on est diplômé en gestion, on n'est pas économiste. C'est plate, mais c'est ça. On est un manager, un gérant, un middle man, un petit boss. Certains diront un parasite. J'aime bien celle-là. Sur papier, en plus, sans aucune garantie que le leadership vient avec. Ses textes manquent du jugement le plus élémentaire (genre de trucs que j'écrivais à ma première année de Cégep, quand j'étais révolté par la vie) et elle manque désespérément de culture, à moins que ce ne soit délibérément voulu.

Nous surdoser de mensonges ne réussira à rien. Même avec de "jolies" (ça dépend des goûts) femmes de la haute bourgeoisie. Le journal de Montréal dépense du cash inutilement, idem pour le Journal Les affaires, l'École des HEC, name it, pour les services de quelqu'un qui n'a ni crédibilité, ni contenu, et qui aime prendre des vessies pour des lanternes.

Les Québécois ne sont pas cons. Un peu incultes parfois mais loin d'être cons. Mais bon, on le voit bien avec l'IEDM et l'Institut Fraser : la culture n'est nullement un antidote à la connerie.
Bienvenue à Montréal Institut Fraser. Si vous aviez du temps à perdre, c'est une bien belle ville à visiter. Pour ce qui est de vos intentions, j'espère que vous avez les dents solides.

Malgré une gauche chancelante, les québécois ont quand même des valeurs ancrées profondément qui ne se défont pas à coup de communiqués de presse et d'entrevues.

Quel manque d'imagination.

vendredi 8 juin 2007

Bipolarité environnementale et Formule 1

Je viens de tomber sur un texte de la presse(sic), gracieuseté de Cécile Gladel, qui, je trouve, est un exemple navrant (pas Cécile, le texte) de cette tendance à se dire à la fois pour et contre la vertu, histoire de pouvoir paresseusement profiter de ses vices tout en ayant bonne conscience. Les paradoxes assumés. Le paradoxe assumé dans ce cas-ci est une façon de faire taire tout commentaire visant à dénoter une incohérence difficilement excusable, généralement associée à une incapacité à se passer de quelque chose. Autrement dit: une dépendance.

Tout ceci me laisse perplexe, et triste à la fois.

J'ai l'impression d'entendre des militants pour les droits civiques des noirs dire qu'ils aiment le Ku Klux Klan parce qu'ils ont de beaux costumes et que leurs croix flambées font de beaux spectacles.

La F1, prouvez-moi le contraire, c'est le symbole même de la société de consommation irresponsable, de l'objet lui-même (automobile, vitesse et compétition extrême) à ses produits dérivés par milliers, la folie dépensière en accéléré qui entoure chaque grand-prix, dont les commanditaires principaux sont souvent des pétrolières ou des compagnies de tabac -tout ça pour seulement 75 millions de retombées, la plupart en bouffe, alcool, et cochonneries promotionnelles. Et effectivement, le rôle de la femme s'y résume souvent à poupée de service parce que ça ne dérange personne suffisamment.


Et c'est peut-être tant mieux. La grande majorité d'entre elles auront assez d'intégrité et d'intelligence pour éviter d'encourager une énièmè forme de divertissement abrutissante (juste le son vous fait fondre le cerveau), dévastatrice pour l'environnement et qui les considère comme des dindes à farce. Les autres, c'est leur choix: le beurre, l'argent du beurre...fuck l'environnement.

Ce dont l'environnement a besoin, et de toute urgence, c'est peut-être moins de paradoxes "assumés" (ah, la bienséance) et plus de cohérence. D'intégrité. Et de gens qui font des choix. Certes, l'absence de F1 dans la vie d'un fan peut créer un vide. Continueriez vous d'acheter les disques d'un pédophile abuseur condamné parce qu'il chante comme Ben Harper? Même pas après sa "totale" réhabilitation? La vie doit être facile quand on est comme ça.


Avec un marché si "captif", les voeux pieux de la F1 en environnement ne servent probablement que de campagne de marketing pour être dans l'air du temps, et les fans écolos ne demandent pas mieux que de savoir leur conscience soulagée que quelqu'un, quelque part, fait quelque chose.

Comme d'habitude.

Ce qui est pire, dans ce cas précis, c'est que même des activistes écolos font d'une aberration environnementale un petit péché mignon, histoire de justifier le refus de s'en passer. Au point où nous en sommes, les demi-mesures ne suffisent plus; qu'on me lâche avec les paradoxes assumés, pas de cette ampleur. Et malheureusement, si on a le culot de se dire écolo, on a le devoir de montrer l'exemple, pas de se dissimuler derrière un concept aussi obtus que le paradoxe assumé.