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mercredi 19 décembre 2007

Le bonheur est dans rien...

Ah-ha, ce titre est somme toute confondant et pourrait faire croire à un billet on ne peut plus, disons, ténébreux. Mais non, bien au contraire.

Le bonheur est dans rien, c'est que dans ma recherche de non-sens, j'ai vraiment décroché. Ne cherchant plus de sens, j'ai assisté, à mon grand bonheur, à la disparition, non pas des irritants du monde , mais bien du fait que j'étais irrité par certaines démonstrations spectaculaires et quotidiennes de la bêtise humaine. Dès lors s'est installé un bien-être grandissant. Libérateur.

Mais que faire contre l'injustice si ce n'est que de lutter? Surtout quand vous êtes moi? Euh, je n'en sais trop rien. Et pour l'instant, ce n'est pas trop grave. Je me contente d'être gentil et d'attendre une inspiration qui va me brancher. Ça me va bien vous savez, de ne pas être en tabarn&?%$/. Ça me rajeunit presque (ce qui n'est pas forcément une bonne chose, je vais recommencer à me faire carter). Je sais une chose, par contre, c'est que ma vie, bien que je l'espère profitable à au moins une personne de plus que moi seul, ne sera plus orientée vers la lutte.

J'ai aussi reçu dernièrement, un étrange conseil, quoique relativement logique lorsqu'on y pense. D'essayer d'avoir toujours les deux pieds au sol. Quand je pitonne, quand j'écoute des trucs, quand je discute avec les gens. Groundé, la majeure partie du temps. Ça a un effet, je ne sais pas trop lequel, mais dans mon cas c'est positif.

Voilà. Page blanche, pas d'image, je suis crevé et j'me lève dans plus ou moins quatre heures.

/déconnected

lundi 17 septembre 2007

Eh ben, j'ai gagné mes élections...



Eh oui, ce soir, je faisais partie des chanceux qui pouvaient aller se prévaloir de leur droit démocratique (peuh...), dans le merveilleux comté d'Outremont.

J'ai eu droit aux pancartes, aux appels, aux dépliants, au cours des 3-4 dernières semaines. Mais, à la différence des autres élections, où je me déplaçais de peine et de misère alors que tout le monde savait que les Libéraux allaient gagner anyway, cette fois-ci je sentais que ça allait être la soirée du NPD.

J'avais au départ une dent contre le NPD, qui avait envoyé Léo-Paul Lauzon piquer des votes au Bloc, qui était en bonne voie de faire changer la tradition. Cette fois-ci, ce fut presque sans équivoque : j'ai hésité quelques secondes devant la coche de François Yo Gourd, mais j'aime bien Jack Layton, et il méritait un député au Québec. J'ai aussi bien aimé comment Thomas Mulcair a envoyé paître Jean Charest, et ça, ça méritait aussi mon vote.

Bref, ce fut à mon avis une belle claque en pleine figure des troupes de Stéphane Dion, une victoire de la gauche (!!!) dans Outremont (!!!) et ma première "victoire" électorale par dessus le marché. D'ailleurs, j'espère que l'autre maman Dion a préparé une cargaison de Quick bien chaud. Fiston va avoir besoin qu'on lui réchauffe le coeur dans les prochains mois.

En ce qui concerne les autres, et le portrait global, bah, c'est du pareil au même. Le Bloc a du plomb dans l'aile, on veut plus rien savoir des Libéraux, et les vedettes (Lebel, Mulcair) ont gagné. Je dois quand même féliciter Ève-Mary Thaï Thi Lac. Une nouvelle bien rafraîchissante en ces temps de légère tensions culturelles, même si, encore une fois, l'adjointe prend la place du député sortant, chose que je trouve un peu trop aristocratique pour la démocratie.

Bref, joignez ça à un excellent match de hockey, et l'amateur de politique et de sport en moi en a eu pour son argent ce soir.

mardi 4 septembre 2007

Sweet justice...

Ma mère m'a envoyé cette petite histoire par courriel aujourd'hui. Je vous la partage, puisqu'on s'apprête à nager dans un débat ethnique qui encore une fois éclipsera des débats plus, disons, pertinents.

L'histoire, que l'on dit vrai (et malheureusement, je n'ai aucun problème à le croire) se passe dans un avion (probablement pas Air Canada, c'est en français...).


-Quel est votre problème, Madame ? demande l'hôtesse à une dame qui l'appelait.
-Mais vous ne le voyez donc pas ? Répond la dame. Vous m'avez placée à côté d'un noir. Je ne supporte pas de rester à côté d'un de ces êtres dégoûtants. Donnez-moi un autre siège !

-S'il vous plaît, calmez-vous, dit l'hôtesse.
Presque toutes les places de ce vol sont prises. Je vais voir s'il y a une place disponible.

L'hôtesse s'éloigne et revient quelques minutes plus tard.
-Madame, comme je le pensais, il n'y a plus aucune place libre dans la classe économique. J'ai parlé au commandant et il m'a confirmé qu'il n'y a plus de place dans la classe exécutive. Toutefois, nous avons encore une place en première classe.

Avant que la dame puisse faire le moindre commentaire, l'hôtesse de l'air continue :

- Il est tout a fait inhabituel dans notre compagnie de permettre à une personne de classe économique de s'asseoir en première classe. Mais, vu les circonstances, le commandant trouve qu'il serait scandaleux d'obliger quelqu'un à s'asseoir à côté d'une personne aussi répugnante.

Et s'adressant à l'homme, l'hôtesse lui dit :
- Donc, monsieur, si vous le souhaitez, prenez votre bagage à main car un siège en première classe vous attend.

Et tous les passagers autour, qui, choqués, assistaient à la scène se levèrent et applaudirent ...

J'espère que vous ne m'en voudrez pas, mais ça m'a fait chaud au coeur...


vendredi 13 juillet 2007

Enfin, une couleur qui m'est propre...

Tout d'abord, merci à Renart d'être un nouveau modèle de succès du blogueur. Talentueux, curieux et discipliné. Je remercie la vie d'avoir des potes comme ça.

Ensuite, merci à Cécile pour avoir pris le temps de répondre à mon post sur la F1. Ça m'a fait une fleur, ça m'a amené à réfléchir, et j'ai dû réaliser qu'en trois semaines, quelque chose s'était bien passé dans ma tête. Quelque chose de majeur.

Après trois ans dans les bottes des plus pauvres d'entre nous, je dois avouer que ça m'avait obscurci l'âme. Du genre de lucidité qui enrage. D'un côté, le refus des organisations de gauche d'être suffisamment solidaires pour faire face à un certain front commun de la droite. De l'autre côté, le refus éhonté de nos parlementaires et de nos élites à reconnaître l'échec cuisant de la lutte à la pauvreté, ceux-ci se nourrissant de notions économiques erronées, alimentant les pires préjugés et entraînant la société toute entière vers un avenir disons douteux. Techniquement, nous allons collectivement payer à prix fort le merdier des gens figés face aux problèmes et qui s'accrochent au pouvoir.

Ça vous paraîtra peut-être idiot, mais un de mes amis, qui n'avait rien du dude nouvel âgeux, débarque chez-nous il y a trois semaines avec "Le secret". Je ne vous le cacherai pas, je n'ai aucun problème à rêver, aucun plaisir à être plus terre à terre que nécessaire, et j'aime bien essayer des nouvelles "bébelles de l'esprit". Finalement, cette dernière trouvaille (surtout le DVD) est un petit chef d'oeuvre de comment mettre un peu de positif dans la vie de ceux et celles qui ont pour standard le modèle de la télé (vite, droit dans les yeux, musique provoquant des émotions fortes). Bien sûr, si vous avez lu l'oeuvre entière de Castaneda, Joseph Murphy, Ralph W. Emerson et autres, vous n'apprendrez pas grand chose si ce n'est que vous aviez oublié pas mal d'affaires. Si le langage émotionel de la masse vous fait grincer des dents, attendez de croiser quelqu'un pour qui ça a marché. Parce que, pour être cheezy, c'est cheezy à mort.

D'autre part, ceux qui me cassent les oreilles avec la pensée magique, eh bien qu'ils commencent à regarder autour d'eux et c'est tout ce que ce monde est, de l'idée que baisser les impôts des riches va éliminer la pauvreté à celle que le privé coûte moins cher que le public, tout est pensée magique. Une chose est certaine, on ne règle pas plus aisément un problème en focusant dessus plutôt qu'en focusant sur la solution. Et mieux vaut une touche de pensée magique qu'une prescription d'antidépresseurs. Et lâchez-moi avec l'histoire du cave qui a lu le secret et qui s'est jeté en bas du 100è étage en remerciant le ciel d'inverser la gravité. L'exception CONFIRME la règle, elle ne la dicte pas.

Dans mon cas, l'élimination de toute forme de négativisme, d'abord dans mon vocabulaire, puis dans ma pensée elle-même, a eu des effets remarquables sur moi. Comme la dernière fois où j'avais fait le truc de 10 jours d'Anthony Robbins. Trop heureux de faire partie de ceux sur lesquels l'effet placebo fonctionne, je n'ai plus de problèmes de digestion, je ris et je chante tout le temps, je vis beaucoup de bonheur avec ceux que j'aime. Mais surtout, je suis bien "Groundé", les deux pieds bien enracinés avec la tête branchée sur le 220 dans les nuages. Le hic, c'est de rester dans cet état là. Ça a toujours été le problème avec ces belles philosophies. OK, la pensée crée, d'un côté comme de l'autre. Mais bon, plus facile de s'abreuver de merde et de souffrance que de joie et d'amour, à moins vraiment de bien fermer les yeux.

C'est là qu'il faut trouver l'équilibre. Je ne suis aucunement productif dans la colère; il me faut donc rester dans la joie pour avancer. Ce qui ne m'empêche pas de contempler l'univers autour de moi avec honnêteté. Sans toutefois lui accorder trop de force émotive, juste au cas où...

Je suis donc maintenant pour la justice sociale (et non contre la pauvreté, contre le racisme, contre la discrimination, etc.), pour la paix (et non contre la guerre), pour une élite responsable et créative (et non contre les crosseurs), et, pourquoi pas, pour une Formule 1 propre, compétitive, volontairement simpliste et égalitaire (si y a des pitounes, y a des matous).

Pour la suite, on verra bien.